Street, Arts & Rock'n Roll

La rue ils la prennent et n'attendent rien en retour. Je capte ces oeuvres d'art éphémères armée de mon appareil photo afin de rendre hommage à ces artistes qui nous permettent de vivre la ville autrement.

19 juin 2012

Le street art tour dans Paris...les artistes urbains sont-ils des précurseurs en matière de publicité ?

Ce soir, j'ai croisé une Smart avec une pub dessus, comme on en voit souvent...

A ce moment-là, je me suis souvenue du discours de notre guide, Davy, lors du tour dans Paris sur le thème du graffiti organisé dans le cadre du weekend au Levi's des Champs Elysées et notre rencontre avec Shepard Fairey & André.

Nous avons sillonné lors de ce circuit les différents lieux qui ont fait l'histoire du graffiti dès le millieu des années 80.

La gare Saint Lazare fut la première étape de notre parcours.

Influencés par les graffeurs américains, les graffeurs français prirent  pour cible les trains et les voies de chemin de fer.

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Pour atteindre une renomée dans le milieu, les graffeurs avaient choisi les trains qui permettaient à leur nom de circuler des dépôts en direction de la capitale plusieurs fois par jour.

Le long des voies,  les graffeurs diffusaient leur nom par le biais de chromes pouvant être vus des trains cette fois-ci.

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Ainsi, je me demande si la pub ne s'inspire pas de l'art urbain pour diffuser ses messages à la seule différence qu'ici ce ne sont ni les trains, ni les voies de chemin de fer les vécteurs de messages mais de petites voitures qui circulent en ville.

Ensuite, nous nous sommes rendus rue Ordener dans le 18ème, où se trouve un des rares mur autorisé de Paris depuis près de 5 ans.

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Un énorme panneau "publicitaire" visible par tous et qui permet aux artistes de s'exprimer et de passer des messages.

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Ce mur d'environ 200 mètres permet à des groupes tels que MAC de réaliser des fresques avec un fond commun.

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L'étape suivante nous mena dans le quartier de Stalingrad qui voit la naissance de graffitis inspirés du style américain.

De grandes figures s'y sont révélées tels que Bando, Blitz, Lokiss, Scipion ou encore Skki.

La postérité pour certains artistes dont les fresques apparaîtront dans le livre de photos de Pigoff et Chalfand :  " Spray can Art".

De nombeux artistes américains commençeront à échanger avec les Français dès cette époque influençant toute une génération.

On peut citer Jonone, Futura 2000, T-Kid, A-One, Méro...

Aujourd'hui, il ne reste rien de ce lieu.

Belleville fut notre déstination suivante avec la rue Dénoyez/la Friche.

Une rue dans laquelle depuis 2003 le public peut admirer librement des centaines d'artistes en résidence.

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Peintres, pochoiristes, affichistes peuvent s'exprimer (c'est toléré, rien d'officiel).

Un peu plus haut, la Forge/la Kommune de Belleville fut investie à l'initiative d'artistes afin de sauver de la démolition une ancienne friche industrielle.

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On y trouve des ateliers d'artistes ainsi qu'un mur enorme où se dressent de gigantesques fresques.

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Et puis pour finir, nous nous sommes rendus au M.U.R. fondé en 2003 à l'initiative de Jean Faucheur et du collectif "une nuit".

En 2007, la marie du 11ème troqua une partie de son espace publicitaire au croisement de la rue Saint Maur et de la rue Oberkampf afin que tous les 15 jours, un artiste puisse y exposer . 

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Jace ce mois-ci...

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Stoul, le mois dernier...Et tant d'autres a venir ! !


Commentaires

    Merci pour ce compte-rendu. Cela me console de n'avoir pu être de la partie !

    Posté par Sheily, 24 juin 2012 à 22:36
  • Ca a été très interessant comme balade, on a pu découvrire les origines de l'art urbain français. Une partie de l'histoire de l'art urbain que je ne connaissais pas trop. Notre guide était un véritable passionné. Mais ne regrette pas de ne pas être venue, on a tellement marché !!...Ca aurait été un peu compliqué de suivre jusqu'au bout pour la "mum to be" que tu es

    Posté par Gizeh, 25 juin 2012 à 08:49
  • J'adore le street art, certains grafeurs sont de vrai artistes, reconnus comme tel pour certains... on va vers une normalisation de la dernière expression libre

    Posté par MARIE, 26 juin 2012 à 08:47
  • @Marie, c'est sûrement un peu vrai mais il ne faudrait pas trop car c'est justement le côté hors normes qui donne tout son charme à l'art urbain. D'un autre côté chacun souhaite être reconnu dans la vie, il faut savoir le devenir tout en en restant conscient et le faire de façon mesurée et en sachant conserver ses convictions et son état d'esprit original.

    Posté par Gizeh, 27 juin 2012 à 08:52

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